Amanda et les amis imaginaires : une autre oeuvre coup de coeur finaliste au Prix jeunesse des libraires

Par Amélie Ponton

Vous cherchez un roman rafraîchissant, autant pour vous que pour vos élèves du 3e cycle?  Ne cherchez plus!  Amanda et les amis imaginaires écrit par A.F. Harrold et illustré par nulle autre qu’Emily Gravett vous satisfera certainement.  La personnalité des personnages, si bien transmise par l’auteur, l’humour, le suspense et les illustrations magistrales en collaboration avec le texte en font une œuvre de qualité.  Elle est d’ailleurs finaliste pour le Prix jeunesse des libraires dans la catégorie Hors-Québec.

Ce roman s’entame sur une note plutôt fantaisiste et légère alors qu’Amanda fait la rencontre de son nouvel ami imaginaire, Rudger.  Nous les suivons d’aventure en aventure, découvrant la créativité débordante de la jeune fille.  Peu à peu, l’auteur nous transporte ensuite dans une histoire qui nous tient en haleine, alors qu’Amanda tombe dans un profond coma après avoir tenté de sauver son compagnon invisible à tous…ou presque.  En effet, le lecteur s’inquiète pour le pauvre Rudger, maintenant promu au rang de personnage principal, qui fait face à plus d’une menace.  Un ami imaginaire peut-il survivre alors que plus personne ne pense à lui?  Doit-il se méfier de cet homme louche et angoissant qui semble le voir, et qui a causé l’accident de sa si chère amie?

L’auteur A.F Harrold est un poète anglais qui écrit pour les enfants et les adultes.  Peu de ses œuvres sont traduites en français mais je vous invite tout de même à visiter son site consacré aux jeunes.  Plusieurs vidéos sont disponibles dans lesquelles il interprète ses poèmes.  Même si elles sont en anglais, elles nous permettent de découvrir l’écrivain, qui a probablement autant d’imagination, et peut-être même davantage, que sa jeune Amanda.

Les illustrations saisissantes d’Emily Gravett sont d’une grande importance dans ce roman.  En effet, il faut les « lire » autant que les mots de l’auteur puisqu’ils se complètent.  Fidèle à elle-même, l’artiste se plait à jouer avec les conventions.  Les sorties de cadre, les cadres à formes et à bordures particulières, le choix des plans et des angles de vue et l’utilisation de la couleur et du noir et blanc plongent encore plus le lecteur dans cet univers imaginaire.  Une mine d’or pour analyser les illustrations!  Pour obtenir un aperçu de celles-ci, cliquez ICI

Les changements de ton et le suspense créé par l’auteur rendent ce roman propice à une lecture feuilleton en classe.  Les élèves vous en voudront de vous arrêter lors de la panne de courant : « Un visage triste, sinistre, à la bouche pincée, la regardait bien en face.  Et la pièce fut de nouveau plongée dans l’obscurité. » (p.58).  Ou lorsqu’Amanda se fait frapper par une voiture : « Est-ce qu’elle respirait?  Il n’arrivait pas à voir. (…) Et l’ambulance arriva pour emporter Amanda » (p.85).  Pourquoi pas alors que Rudger tente de survivre à l’absence d’Amanda : « Alors il tourna la poignée et tira, et la porte s’ouvrit pour révéler la dernière chose à laquelle Rudger s’attendait. » (p.98)  Je vous garantis que vos élèves attendront la période de lecture du lendemain avec impatience.

Pour aller plus loin, cliquez ICI, afin de découvrir les pistes d’exploitation proposées pour cette œuvre.

Pour vous procurer le roman dont il est fait mention dans l’article :

By | 2017-10-01T08:22:02+00:00 février 22nd, 2017|0 commentaire

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