par Catherine Boissy


Comme si c’était nécessaire, voici 5 bonnes raisons d’acheter un livre québécois ce samedi à l’occasion de l’événement Le 12 août, j’achète un livre québécois:

  1. Parce que nos auteurs et nos illustrateurs québécois ont du talent, tout simplement!
  2. Pour encourager l’achat local (pourquoi ne pas aller chez un libraire indépendant et faire d’une pierre, deux coups?)
  3. Pour présenter une variété d’oeuvres aux élèves. Idéalement, nous devrions présenter un tiers d’œuvres d’ici, un tiers d’oeuvres issues de la francophonie (France, Belgique, Suisse…) et un tiers d’oeuvres étrangères.
  4. Pour découvrir un nouveau genre littéraire ou un nouvel artiste: poésie, bande-dessinée, album sans texte… Laissez-vous conseiller par votre libraire!
  5. Parce que vous êtes à court de raisons devant votre conjoint découragé de vous voir « encore » dépenser pour des livres (oups!)

Voici quelques propositions de l’équipe d’ELJ en cette journée à l’honneur de la littérature québécoise!

Catherine suggère… Aaah! Bécédaire (Druide) « Fidèle à sa ligne directrice, la collection Motif(s) nous offre un abécédaire brillant par Élaine Turgeon. À chaque lettre est associée une interjection représentant une situation, alors que les illustrations se répondent l’une à l’autre. Du pur bonheur!»

Marie-Maude suggère… Fé M Fé. (Québec Amérique)  «Amélie Dumoulin propose aux ados l’histoire d’un coup de foudre au féminin. Le récit est davantage tourné vers la beauté de leur amour naissant que sur les difficultés posées par le « coming out ». Il y a ainsi quelque chose de rafraîchissant dans la manière d’aborder la relation homosexuelle en tant qu’occasion de bonheur. De plus, le récit prend place dans la métropole, habilement décrite par la romancière, qui visiblement aime Montréal.»

Amélie suggère… Pow! Pow! T’es mort (Les 400 coups). «Un récit en parallèle opposant deux vies complètement différentes; celle d’un petit garçon imbu de lui-même qui ne jure que par les jeux vidéo violents et un autre qui vit la violence au quotidien dans son pays en guerre. Un album percutant par Marie-Francine Hébert qui amènera assurément vos élèves à réfléchir à la réalité des enfants de la guerre.»

Julie St-Pierre suggère… Florence et Léon (Québec Amérique). «Frissons de tendresse garantis! Ce superbe album de Simon Boulerice raconte la différence et l’amour. Florence et Léon sont différents. Elle, ce sont ses poumons qui posent problème, lui, ce sont ses yeux. Une paille fera le lien entre les deux.  Les illustrations sont magnifiques et douces.»

Émilie suggère… L’oiseau de Colette (La Pastèque). «Dans ce premier album mettant en vedette la bande du Mile-End, Isabelle Arsenault nous invite à découvrir les aventures de ruelle d’un groupe d’enfants sympathiques. Colette s’invente un oiseau exotique soit disant perdu afin de se lier d’amitié avec les enfants de son nouveau quartier. J’ai déjà hâte de découvrir les prochaines aventures de cette bande attachante!»

Lucie suggère… Si j’étais ministre de la culture (D’Eux). «Que serait le monde sans l’art? C’est ce que Carole Fréchette et Thierry Dedieu nous démontre dans cet album au format original. Une lecture et une discussion à avoir lors des journées de la culture qui auront lieu les 29, 30 septembre et 1er octobre.»

Benita suggère… Le Petit Tabarnak (La Pastèque). «Cet album est, à mon avis, parfait pour souligner la littérature jeunesse québécoise. Suite à un malencontreux coup de marteau sur le pouce durant des travaux, un garçon part à la recherche de la signification du fameux « gros mot » lâché sans retenue par son père. S’agit-il d’un monstre poilu? D’une maladie mortelle? L’album à l’allure BD de Goldstyn permet d’aborder l’origine des jurons avec humour. Une belle porte d’entrée pour une leçon en ECR ou, tout simplement, s’imprégner d’un pan de la culture québécoise.»

Alors, qu’achèterez-vous ce samedi?


Pour vous procurer les albums dont il est fait mention…