Par Marie-Maude Bossiroy

D’ordinaire, les gens ne discutent pas avec la noirceur. Qui donc aurait le goût d’aller s’entretenir avec l’obscurité se terrant dans le fond du sous-sol? Mais dans l’album Le noir, de Lemony Snicket et Jon Klassen, « le noir  » n’est pas qu’une absence de lumière, c’est un personnage.

L’histoire met en scène un petit garçon, Laszlo, effrayé par la noirceur. L’enfant entre en communication avec « le noir » et c’est ainsi qu’il apprivoise sa peur.

Cet album se distingue par ses illustrations très contrastées, qui jouent sur les effets d’ombre et de lumière. On remarque à quel point l’ouvrage porte bien son titre, lorsqu’on retrouve, au milieu de l’album, des pages presque complètement recouvertes de noir.

Au préscolaire et au premier cycle cet album pourrait être utilisé  pour travailler le son oi.

Voici une séquence d’activités à faire avec Le noir

1- Commencez par une discussion en grand groupe. Interrogez les élèves : Est-ce que vous avez peur du noir? Est-ce qu’il y a de bonnes raisons d’avoir peur du noir? Est-ce qu’il y a certaines activités que vous trouvez plaisantes à faire dans le noir (par exemple : jouer avec une lampe de poche, regarder un feu de camp, dormir!)?

2- Apprenez aux enfants à chanter la comptine « Il fait noir » (de Passe-partout!, allez sur YouTube si vous ne la connaissez pas). C’est une bonne occasion de montrer le son « oi » ([wa])

Il fait noir, noir, noir
Je veux voir, voir, voir
Clic! Il fait clair!
Vive la lumière!

3- Vous pouvez présenter d’autres mots, qui sont tirés de l’album et qui sont comportent le son oi, comme noir et voir : froides, toit, fois, étoile, tiroir.

4- Vous sortez ensuite l’album. Demandez aux élèves s’ils savent lire le titre par eux-mêmes. Pour la lecture de l’album, vous pouvez créer une atmosphère spéciale, en vous éclairant par une lampe de poche. Ce serait tout à fait à propos. Si vous projetez le livre ou des pages, les élèves pourront repérer les sons « oi ».

5-Questions de compréhension du texte: Est-ce que le garçon, Laszlo, aime le noir au début? Avec qui, ou quoi, le garçon discute dans cette histoire? Est-ce qu’il y a quelque chose ou quelqu’un qui lui parle? À la fin, est-ce que le garçon apprend à aimer la noirceur?

6- Vous pouvez poursuivre par une activité créative. Je vous propose la réalisation d’une carte à gratter . Il faut choisir une petite surface à dessiner sinon l’activité sera trop longue. D’abord, les élèves font un dessin très coloré (avec des crayons de bois), puis ils recouvrent le tout de peinture noire (gouache). Ensuite, ils vont gratter des formes de feux d’artifices. Eh oui, s’il n’y avait pas de noirceur, il n’y aurait pas de feux d’artifices. C’est une excellente raison  d’apprendre à apprécier l’obscurité!
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Exemple feux d’artifice

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Pour vous procurer l’album dont il est fait mention dans l’article…